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Les funérailles de George Sand en juin 1876 da Le Figaro.fr-

Le 8 juin 2016, 11:25 dans Culture 0

LES ARCHIVES DU FIGARO - Il y a 140 ans, la romancière George Sand s'éteignait dans son domaine familial de Nohant. Le reporter du Figaro de l'époque nous dépeint avec émotion ses obsèques. «L'événement redouté par les amis et les admirateurs d'un de nos plus grands écrivains est arrivé: George Sand est morte, à dix heures, le 8 juin 1876. La dépêche télégraphique qui nous apporte la funeste nouvelle est laconique et ne donne aucun détail sur les derniers moments de l'auteur d'Indiana. Nous savons seulement que George Sand est morte entourée de sa famille et de quelques amis qui avaient eu le temps d'accourir à Nohant» annonce Le Figaro du 9 juin 1876.
C'est donc à Nohant, dans sa «modeste demeure» du Berry, comme elle l'a qualifiée, qu'elle décède. Ce domaine, acheté par sa grand-mère en 1793, restera toujours pour elle un lieu de refuge, un havre indispensable dans sa vie de femme engagée. «Combien de fois me suis-je reprise au milieu des paysans? Combien de fois Nohant m'a-t-il sauvée de Paris?» évoque-t-elle dans ses Mémoires. Elle y a passé près de quarante années de sa vie. C'est ici qu'elle a écrit la plus grande partie de son œuvre.

À gauche, portrait de George Sand (1804-1876) par Candide Blaize en 1830. À droite, photographiée par Nadar en 1864.

Des hôtes prestigieux

Cette maison accueillait en permanence tout le gotha du romantisme. Parmi les invités célèbres, on trouve Litz, Chopin, Balzac, Théophile Gautier, Alexandre Dumas fils, Eugène Delacroix et plus tard Gustave Flaubert son «vieux troubadour» comme elle le nommait affectueusement. Sans oublier Pauline Viardot avec laquelle elle entretenait une belle amitié.Les étés à Nohant, les soirées étaient donc placées sous le signe de l'inspiration littéraire et musicale. Mais on s'intéressait aussi à un tas d'autres choses; ainsi George Sand se passionnait pour le jardinage et la botanique, la cuisine ou encore la création de décors et de costumes pour le théâtre.

Et Le Figaro, dans son édition du 24 août 1856 d'ajouter: Madame Sand accueille également «affectueusement les villageois qui l'entourent, les reçoit à sa table, les écoute, les encourage, les console dans leurs chagrins, dans leurs maladies et leur donne des remèdes pour eux et pour leurs enfants. Ils s'adressent à elle comme à une providence, toujours être sûrs d'en être secourus.»

Devenue «la Bonne Dame» au grand cœur, aux idées généreuses, Georges Sand passa ainsi les dernières années de sa vie à Nohant. Le 8 juin 1876, ses amis les plus chers firent le voyage. «J'ai pleuré à son enterrement comme un veau» avouera Gustave Flaubert.

Elle est enterrée dans un petit cimetière champêtre jouxtant sa maison. «On y accède que par le jardin du château, où il faut pénétrer d'abord. Il semble que, dans la mort, George Sand se soit encore défendue contre les importuns qui pourraient venir troubler son repos» précise Le Figaro du 11 août 1884.

Article paru dans Le Figaro du 12 juin 1876.

Les Obsèques de George Sand

C'est fini! La voilà dans sa tombe, cette femme dont la vie et les œuvres ont tenu le monde intelligent attentif pendant quarante ans. Elle repose à jamais dans le cimetière de son village, et les morts obscurs qui pourrissent à ses côtés dans le silence du cercueil tiennent juste autant de place qu'elle! Ceux qui rêvaient pour cette morte l'apparat des convois hors classe, le retentissement des démonstrations, populaires et le marbre des sépulcres, fameux, n'ont rien à regretter. On eût pu lui faire des funérailles plus pompeuses, il était impossible de lui en faire de plus touchantes.

De la simplicité même de la cérémonie, je ne sais quelle solennité biblique émanait, qui vous tenait attentif, haletant.

De la simplicité même de la cérémonie, je ne sais quelle solennité biblique émanait, qui vous tenait attentif, haletant et recueilli. Pour moi, George Sand est plus grande au fond de cette fosse étroite et dans ce modeste champ de repos que sous un mausolée du Père-Lachaise entre deux monuments célèbres. Ses restes n'auront pas Paris pour horizon; le bruit de nos agitations politiques ou mondaines ne se mariera pas aux plaintes du vent soufflant dans l'arbre qui ombrage son caveau; mais elle dormira, calme et respectée, au pied du mur de son cher jardin de Nohant, témoin de ses premiers pas et de ses dernières promenades au milieu de ces paysans amis, dont elle a été la bienfaitrice, et dans son Berry, bien-aimé, dont elle sera la gloire.

[...] Sous le péristyle, au bas du grand escalier la bière - couverte d'un drap noir à croix d'argent; deux couronnes colossales: l'une de pensées et d'œillets blancs et l'autre de pensées et de gardénias, ont peine à se tenir en équilibre sur le coffre funèbre. De chaque côté, se tiennent les six paysans qui le porteront tout à l'heure à l'église et de l'église au cimetière. La peine ne sera pas grande et le pieux fardeau ne pèsera pas longtemps sur leurs bras. C'est l'affaire de trente pas en tout! Aux angles, prêts à saisir les cordons du poêle, MM. Simonet et Cazamajou, neveux de Mme Sand; le prince Napoléon, parrain de sa petite fille Gabrielle, et Alexandre Dumas. On attend le prêtre. Il vient.
Trois enfants de chœur le précèdent. Un vieillard au dos voûté, vêtu d'un sarreau décoloré et chaussé de sabots, l'accompagne. C'est le chantre. Sa voix chevrotante et cassée psalmodie les répons.

Le cortège va se mettre en route, je vois se ranger à la suite: Renan, Flaubert, Calman-Levy, arrivés la veille et logés au château.

[…] Le cortège va se mettre en route, je vois se ranger à la suite: Renan, Flaubert, Calman-Levy, arrivés la veille et logés au château. On me raconte à ce moment que Dumas a passé une nuit blanche… La veille, fort avant dans la soirée, avait été agitée, au salon de Nohant, la question de savoir si l'on parlerait sur la tombe. Les uns alléguaient la simplicité, la réserve et la discrétion qui ont toujours distingué George Sand pour réclamer le silence. Les autres opinaient pour des adieux littéraires. Ces derniers obtinrent la majorité et Dumas fut prié de faire un discours. Au jour naissant, on lui annonça que Paul Meurice avait apporté de Paris une oraison funèbre de Victor Hugo et que d'autre part, un conseiller général, M. Périgois, élèverait la voix au nom du pays. Dumas garda par devers lui son discours pour les amis et la Société des gens de qui l'avait prié d'être son organe.

[…] L'église est trop petite pour recevoir les fidèles. Je puis m'approcher assez du parvis pour apercevoir, contre le mur de gauche, par la porte ouverte, la copie de la Sainte-Anne, dont l'original a été offert à George Sand par l'artiste incomparable, qui l'a conçue et exécutée, par Eugène Delaçroix.

Le Figaro du 23 juin 1876.

Dall' articolo di   Marie-Aude Bonniel.

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....e una biografia accurata

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Aimez-vous Brahms ?

Le 13 mai 2016, 11:18 dans Culture 0

Aimez-vous Brahms…

Aimez-vous Brahms ? est paru en 1959 et a été adapté au cinéma avec Ingrid Bergman, Yves Montand et Anthony Perkins en 1960.

 

Paula Tessier, architecte d'intérieur, jouit de la consécration sociale que procure une indéniable réussite professionnelle. Cependant, son amant, Roger Demarest, la délaisse et se disperse auprès de conquêtes bien plus jeunes qu'elle. Paula souffre de ces infidélités répétées. Elle s'amourache du fils d'une cliente, Philip Van der Besh, de quinze ans son cadet. A sa grande surprise, le jeune homme répond à ses avances et lui avoue qu'il nourrit les mêmes sentiments. Roger commet une incartade de trop et Paula et Philip deviennent amants. Partagée entre deux amours, Paula n'hésite cependant pas longtemps lorsqu'il s'agit de faire un choix définitif. Le retour inespéré de Roger force sa décision...

 

Paule se mira dans son miroir et y vit « une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune ». Cette phrase, mélancolie soutenue, si pleine de la « petite musique » chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne la note de ce si célèbre roman, porté à l’écran par Anatole Litvak.

Paule… décoratrice de mode délaissée par son amant, adorée par un jeune homme de quinze ans son cadet, inquiète, hésitante au seuil d’une nouvelle liaison – amour, passion, toquade ? –, tourmentée par un désir désespéré de bonheur, de jeunesse… Une femme de (presque) quarante ans dont Sagan nous livre ici le portrait tendre, ironique, lucide.

"Paule contemplait son visage dans la glace et en détaillait les défaites accumulées en trente-neuf ans, une par une, non point avec l'affolement, l'acrimonie coutumiers en ce cas, mais avec une tranquillité à peine attentive. Comme si la peau tiède, que ses deux doigts tendaient parfois pour souligner une ride, pour faire ressortir une ombre, eût été à quelqu'un d'autre, à une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune : une femme qu'elle reconnaissait à peine. Elle s'était mise devant ce miroir pour tuer le temps et - cette idée la fit sourire - elle découvrait que c'était lui qui la tuait à petit feu, doucement, s'attaquant à une apparence qu'elle savait avoir été aimée."(p.9)

 

 

"Elle n'avait envie de rien. Et elle avait peur de rester seule deux jours. Elle haïssait ces dimanches de femme seule : les livres lus au lit, le plus tard possible, un cinéma encombré, peut-être un cocktail avec quelqu'un ou un dîner et, enfin, au retour, ce lit défait, cette impression de n'avoir pas vécu une seconde depuis le matin." (p.42)

 

 

"Les hommes sont inconscients, pensait Paule sans amertume. "J'ai tellement confiance en toi", tellement confiance en toi que je peux te tromper, te laisser seule, et qu'il n'est pas possible que le contraire arrive. C'est sublime." (p.59)

 

PROMUOVERE LA LETTURA

Le 8 octobre 2015, 07:54 dans Culture 0

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La lettura è un'attività fondamentale nella crescita di ogni individuo ed un fatto che si da per scontato. Vasta la  letteratura che lo conferma. Fondamentale è  la comunicazione visiva legata alla sua promozione: le campagne sociali devono stimolare alla lettura come le  immagini legate a questo concetto.

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Nel blog Didadiccarte un interessante articolo su Le più belle immagini per promuovere la lettura, oppure uno Spécial Rentrée Littéraire 2015  nel blog di George Lectrice compulsive, tombée dans la littérature à la naissance, pour  vivre rime avec livre, infine seguire i consigli di chi pensa che "la lecture est le seul moyen de toutes les satisfaire" di Mademoiselle_Hortense

 

 

 

 

 

 

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